Ce que l’IA fait vraiment gagner, ce qu’il faut pour tenir, comment prévoir son activité, quels textes s’appliquent.
Quatre simulateurs open source, pour quatre questions qu’un indépendant tranche seul et le plus souvent sans chiffres sous la main : mesurer ce qu’un outil d’IA fait gagner sur une tâche, savoir ce qu’il faut avoir mis de côté pour tenir, projeter son activité sur l’année, cadrer les textes européens qui pèsent sur une mission. Les hypothèses de chacun sont à l’écran et modifiables : tant qu’on ne peut pas le contredire, un résultat ne vaut pas mieux qu’une opinion. La même règle porte les quatre ateliers d’archives : la transcription est posée à côté du fac-similé, pour que chaque lecture se vérifie sur le feuillet dont elle vient plutôt que de se croire. Seize mille feuillets manuscrits pour le fonds Grothendieck, 78 volumes de mathématiciens numérisés par la Bibliothèque nationale, les six livres de comptes d’Edward et Joséphine Hopper. Le quatrième ne transcrit rien et applique la même exigence à un cours filmé : il dit où, dans 74 heures de morphologie, une notion est traitée.
Ces outils ne relèvent d’aucune mission client : développés à part, publiés en accès libre, ils n’engagent personne d’autre. Le périmètre était celui de l’indépendant ; il s’est élargi à l’enseignement, où la même exigence tient : montrer le calcul, et permettre de le refaire.
« Ça me fait gagner du temps » se défait en trois affirmations : le travail prend moins d’heures, ces heures ne se ressemblent plus, on en attend davantage par jour. Six questions répondues en lisant, et la page calcule laquelle vous concerne. Ce qui borne le gain est dans la relecture, pas dans la vitesse du modèle.
Consommation du patrimoine sur le long terme, calibrée pour la France et le Japon. Deux régimes fiscaux dans le même modèle, ce qui rend visible ce que la juridiction change réellement.
Arbitrage salaire / dividendes, acomptes d’impôt sur les sociétés et projection de chiffre d’affaires, doublés d’un baromètre des tarifs journaliers remontant à 2019 : où se situe un tarif, ce qu’il faut facturer pour en vivre, et ce qu’il en reste une fois la plateforme et l’État servis. Hypothèses affichées et modifiables : outil de cadrage, pas conseil fiscal.
Treize textes de l’Union encadrent aujourd’hui les données et les logiciels. Douze cases décrivent l’activité d’un client, et la page en déduit ceux qui s’appliquent, le motif de chacun et le calendrier qui en découle. L’erreur coûteuse n’est pas d’en mal appliquer un, c’est d’en ignorer un jusqu’au gel de l’architecture.
Les bibliothèques mathématiques utilisables en JavaScript, triées et tenues à jour : algèbre, statistique, géométrie, tracé. Ce n’est pas un simulateur mais un point de départ — celui qu’on cherche avant d’écrire soi-même une fonction déjà écrite ailleurs.

Tenues à part des outils pour une raison qui n’est pas leur âge : elles ont été construites pour vérifier quelque chose, ou publiées comme la trace d’une recherche, plutôt que pour répondre à la question d’un lecteur. Les quatre ateliers d’archives sont les plus récents de cette page, et aucun ne détient ce qu’il donne à lire : les pages restent à Montpellier, à la Bibliothèque nationale, au Whitney et à PSL.
Un travail de prépa sur la relativité générale et le positionnement par satellite, publié en entier — rapport, diapositives, figures, code, bibliographie — avec le carnet des échanges qui a fait naître le sujet à partir d’un doute sur un chiffre lu en passant. Trois pages de simulation permettent de refaire les mesures au lieu de les croire.
Soixante-huit épreuves du bac corrigées question par question, en trois temps : un indice, la méthode, puis la rédaction — avec les prérequis de chaque question. Un corrigé ordinaire donne la réponse ; ce qui manque à un élève bloqué, c’est de savoir où il a décroché, et les erreurs classiques sont donc chiffrées plutôt que signalées.
Les mathématiques du secondaire français démontrées en Lean 4, de la sixième à la terminale. Chaque théorème du programme est écrit puis vérifié par la machine, et transcrit en français à côté : à gauche la preuve que le noyau accepte, à droite celle qu’un élève peut lire. Les chapitres suivent les notions et non les cycles, si bien que la divisibilité de sixième et l’arithmétique de terminale se lisent d’affilée. Ce qui résiste reste dans la liste avec son motif — l’aire du disque, le théorème du toit, Moivre–Laplace — et ce sont ces entrées-là qui mesurent les limites de l’outil.
Les démonstrations sont écrites avec Claude Code, en va-et-vient avec le serveur de langage de Lean ; ce qui est vérifié l’est donc mécaniquement, jusqu’au refus des simples avertissements à la construction. La transcription française, elle, se fait à la main en suivant les étapes du script formel. Le résultat intéressant n’est pas la liste des théorèmes mais le déplacement de la frontière entre ce qu’on admet et ce qu’on établit : l’espérance d’une loi binomiale, admise en première, est démontrée ici et ne figurait pas dans Mathlib ; le théorème du toit, admis lui aussi, ne l’est pas.
Les hauteurs d’eau du réseau public de surveillance des crues, tracées dans la page. Un essai sur une question simple : ce qu’il faut pour qu’une donnée ouverte devienne lisible sans rien installer.
Chercher dans les publications d’arXiv par le sens plutôt que par les mots, avec une base qui tient les vecteurs et les documents dans un seul système. C’est la chaîne décrite dans les notes de 2020, montée en entier deux ans plus tard.
Travail d’équipe publié par Artefact — Tom Darmon, Henrique Brito Leão, Michel Hua et Corentin Fossé — pendant un salariat, et non sous Commutator.
Le fonds Alexandre Grothendieck de l’université de Montpellier : 178 dossiers en accès libre, 16 074 feuillets manuscrits de 1949 à 1991, avec l’inventaire complet et la transcription posée à côté du fac-similé sur le même écran. Cinq cahiers ouvrent le fonds par le sujet plutôt que par le numéro d’entrée, et chacun annonce en tête si son regroupement est celui de l’archive ou le nôtre : citer « le cahier de topos » n’engage pas au même objet que citer le dossier 19. Cinquante-deux lots sont transcrits, soit vingt-six dossiers et 661 pages. Ce sont des notes de travail et non des textes finis — il reprend le même chapitre quatre fois, réutilise ses versos, et les dates sont presque toutes déduites d’un en-tête ou d’un exposé numéroté. Chaque lot donne deux documents : la transcription, où l’illisible reste illisible, et une lecture en notation actuelle, seule autorisée à s’écarter du feuillet.
Les transcriptions sont produites par un modèle, par lots de vingt feuillets, chaque fichier datant sa passe. Ce n’est pas une édition savante : rien n’est vérifié par une personne sauf mention du lot, et là où une édition établie existe, elle est signalée et prime. Les scans restent ceux de Montpellier, relayés à la lecture plutôt que recopiés. Chaque lot s’exporte en TEI P5, où l’en-tête porte le modèle qui a lu les pages et la date de la passe, pour qu’un fichier déposé ailleurs garde sa provenance sans ce site.
La Bibliothèque nationale a numérisé en entier les manuscrits d’un bon nombre de mathématiciens, catalogués par fonds et lus par presque personne : 78 volumes, 25 258 vues, dix-neuf noms de Viète à Libri, dont les vingt volumes de Fourier et les cinq d’Émilie du Châtelet traduisant les Principia. La règle de sélection est unique : si Gallica ne sert pas le volume entier, il ne figure pas au catalogue, pas même en vignette. Les quatre volumes de Sophie Germain, qui donne son nom au domaine, sont transcrits ; les autres attendent.
Premières passes machine, comme pour le fonds Grothendieck dont ce site reprend l’outillage. Aucune image n’est stockée ni resservie : le fac-similé vient du service IIIF de Gallica au moment où on le regarde, et porte sa ligne de source. Aucune transcription ni édition d’un tiers n’est reproduite ni utilisée pour amorcer une lecture : elles sont citées et liées.
Les six livres de comptes d’Edward et Joséphine Hopper, conservés au Whitney et numérisés en 504 feuillets courant de 1907 à 1967. Une fois une œuvre finie, Hopper la redessinait en petit en tête du feuillet ; sa femme écrivait tout le reste, la date, le format, le prix, l’acheteur, chaque exposition et le jour où le chèque a été encaissé. Le quatrième volume est celui qu’il faut ouvrir si l’on n’en ouvre qu’un : tous les paiements reçus, sans lacune, du 15 novembre 1913 au 23 mars 1967, dont une première décennie d’illustration que les livres de peinture n’enregistrent pas.
Premières passes machine, quatre lots à ce jour, soit quarante-huit des 117 feuillets du premier volume. Trois numérotations se recouvrent dans ces livres et une seule est une adresse, si bien qu’une citation prise ici imprime les deux : le feuillet, que porte le papier, et la référence du Whitney, seule chose à désigner exactement une photographie. Les photographies restent celles du musée.
Le cours de morphologie de Jean-François Debord, filmé aux Beaux-Arts de Paris et publié par l’université PSL, fait quarante-trois séances et près de 74 heures. L’index répond à une question et à une seule : où, dans ces 74 heures, Debord parle-t-il de cela ? Quatre-vingt-quinze termes d’anatomie et soixante-trois références artistiques, chacun horodaté dans les séances, avec le cours qui s’ouvre à la seconde voulue à côté de la liste. Il ne résume pas le cours, ne le reformule pas et ne l’héberge pas.
Le cours appartient à ses auteurs et rien n’en est redistribué. Les sous-titres automatiques servent à fabriquer l’index puis restent hors du dépôt, qui ne porte que des données dérivées : identifiants et horodatages. C’est aussi ce qui permet de reconstruire le site sans disposer des transcriptions.
Les outils de cette page sont gratuits et le resteront. S’ils vous ont fait gagner une heure, vous pourrez commander une carte postale imprimée d’un dessin : un merci qui tient dans une boîte aux lettres, sans abonnement ni compte à créer.
Cette section est une maquette : les dessins, le format d’impression, le prix et la façon de commander ne sont pas arrêtés. Rien n’est en vente pour l’instant, et aucun bouton ne prétend le contraire.